Presentation itineraire photographique en art roman
Voici le peuple immense de ceux qui t'ont cherché

L'itinéraire photographique présenté ici comporte deux moments qui se répondent : la passion et la résurrection et le combat spirituel. Les deux donnent à voir deux thématiques fortes de l'expérience chrétienne. Présentés dans un Carmel, ils  soulignent à la fois l'importance de la conversion intérieure et  la place des femmes. Celles-ci ont un rôle central entre passion et résurrection, amenant à reconnaître celui qui est Vivant.

Ces deux thèmes aussi renvoient à l'expérience d'un peuple immense. Dans la passion et la résurrection, nous n'entrons jamais seuls. Nous portons, nous accompagnons, des hommes et des femmes dont la vie est aujourd'hui profondément entre passion et résurrection : au coeur des guerres et des déplacements, sur les routes, dans la souffrance, morale, psychique et physique, dans l'égnigme d'un monde dont les fractures et les blessures sont toujours vives.

Le combat spirituel donne à ce moment de la vie de Jesus une résonnance universelle. Chacun, en lui-même, traverse ces périodes : les images sont plus fortes que le quotidien, les anges affrontent les démons. Sortir de la nuit met à la peine. Se redresser, marcher, sont une épreuve. Le divin laisse sa trace dans nos coeurs, la vie se donne à choisir. Nous ne sommes pas seuls.

C'est pourquoi c'est ausi entourés de témoins, que nous entrons dans le moment de la passion et de la résurrection. Nous sommes comme cette foule qui accompagne le Christ sur une anesse. Nos gestes, ceux du repas, du lavement des pieds, participent du mystère qui nous mènent à la croix, au silence du soldat endormi, à la pierre roulée au jardin. C'est entre une attente et le sentiment d'un devoir à accomplir que nous nous rendons au jardin. Et déjà, il n'est plus là. Sur la route des pélerins d'Emmaüs.

Nos prédécesseurs de l'époque romane l'ont représenté avec vigueur. Les symboles sont forts : la nuit, les monstres, les armes de guerre. Les anges sont plus forts que les démons. Les visages donnent à voir intériorité et dignité. La Bible revient dans leur univers avec la réforme Grégorienne. Les personnages, les apôtres, les femmes sont pleins d'humanité. La force est transmise par la pierre, elle reflète aussi les mutations profondes de l'époque. Tout cela est étonnant de modernité. Nous ne venons pas de nulle part.





















 
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